samedi 8 janvier 2011

Concours blanc

Certes, je sais que je n'ai pas été présente pendant un certain temps, mais me voilà de retour - pour vous jouer un mauvais tour. Il s'est passé tout un tas de choses pendant la période dernier article-article du jour et ce serait assez long à raconter. Disons qu'il y a eu des hauts et des bas. J'ai plusieurs fois voulu abandonner jusqu'à m'en rendre un peu malade puis je me suis dit que c'était bête d'arrêter au milieu du chemin (surtout que la deuxième partie sera la plus dure, mais passons). De toute façon, que pourrais-je faire d'autre ? Je ne sais même pas quelle équivalence demander et ce que je ferais à la fac ! Alors il y a toujours la possibilité de tenter Sciences Po, mais je ne sais pas, j'hésite, n'ayant pas eu que de bons échos. Tout ça se mélangeait et se retournait dans ma tête pendant que la plupart des gens de ma classe manifestaient ouvertement leur joie d'être en prépa, le sentiment d'accomplissement qu'ils traversaient et surtout montraient leur motivation. Mon plus gros problème, c'est ça : LA MOTIVATION. Comment se motiver quand on a quasiment aucun but, ou plutôt que notre but ne nous permettra pas de trouver un travail ? On me dit souvent que je me pose trop de questions mais je pense qu'il est normal de s'interroger sur son avenir, notamment dans une société comme celle-ci.

Ceci fait, je voudrais pousser un gros coup de gueule envers le lycée et les profs, qui ont eu la gentillesse de nous faire passer le CB (concours blanc) après les vacances de Noël. Ce furent donc de merveilleuses vacances à baliser sur "je vais pas y arriver, je veux pas y aller, ça me stresse, je peux pas dormir" pendant que tous nos sympathiques collègues de toutes les autres classes de prépa angoissaient eux quant à leurs notes. Je me demande ce qui est le pire. Donc voilà, le CB a commencé ce mardi-ci avec une épreuve de philosophie, puis mercredi, épreuve d'histoire, jeudi anglais et hier littérature. Il me reste encore économie et maths lundi et mardi et après, fini hallelujah. Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque épreuve, sauf les maths, dure 5 heures, normalement 6 et donc qu'il faut être assez accroché psychologiquement et physiquement (mon bras gauche est en effet plus musclé que mon bras droit). C'est la coutume sur les blogs d'hypokhâgneux de parler des épreuves du CB, et je ne pouvais pas déroger à la règle. Pour donner un avant goût aux hypothétiques hypokhâgneux, je vous mets sujets et impressions.

• Philosophie : Penser l'action. Je tiens à préciser qu'avant les vacances, le prof nous avait prévenu que le sujet porterait sur l'action donc, nous avions les pistes de recherche (cela ne signifiant pas forcément qu'elles aient été effectuées). Bref, forte de mes quelques fiches et de mes quelques connaissances, je vais en philosophie la boule au ventre et nous rigolons tous bien nerveusement à l'annonce du sujet. C'est un sujet que je trouve assez ambigu et même si je suis peut-être hors-sujet, j'ai l'impression d'avoir progressé par rapport au dernier DS, en illustrant plus avec des exemples et en faisant moins une dissertation-catalogue (ce que les profs abhorrent).

• Histoire : Installer la République de 1870 à la fin des années 1890. Evidemment, j'avais bien révisé la partie 1789 à 1870. J'ai aussi révisé la suite, certes, mais si j'avais su, je me serais plus concentrée sur cette période. Nous avions demandé au prof, avant les vacances, jusqu'à quelle date nous devions réviser, histoire de savoir. Il nous avait répondu jusqu'à la fin du cours. Le cours s'arrêtait en 1889. On a tous fait une tête de six pieds de long, c'était assez comique à regarder. Le prof nous a donné le sujet et juste après, il nous a sorti un "Au fait, bonne année", avec un grand sourire sadique. Mais j'aime quand même bien mon prof d'histoire, même s'il me fait un peu peur. Bref, donc nous étions mal barré. J'avais 3 options : 1) je m'en vais (mais c'est pas conseillé), 2) je fais un plan chronologique et je fais de 3ème partie, 3) je fais un plan thématique et je fais trois parties tout en éludant un peu les années 90. J'ai choisi la dernière option, tout en me disant qu'il attendait sûrement un plan chronologique. En fait, à chaque fois que je fais tel type de plan, c'est l'inverse qu'il fallait faire. Mais j'y travaille. Bref, ça sent à plein nez la catastrophe même si j'ai aussi l'impression de m'être améliorée. Le dernier DS était un désastre pour la simple et bonne raison que j'ai juste lancé une suite de dates. Là, j'ai vraiment la sensation d'avoir analysé.

• Anglais : nous avions quatre textes sur le féminisme en Angleterre et aux Etats-Unis. Nous savions que ça porterait là-dessus donc on a pu faire quelques recherches, qui m'ont d'ailleurs bien aidées ! Après, vu qu'il ne m'avait pas rendu le DS que j'ai fait il y a 2 mois, je ne savais pas trop ce que je devais améliorer. J'ai donc tenté plus d'analyse des documents et aussi plus d'analyse de la situation à chaque époque, en espérant que ça porte ses fruits.

• Littérature : A la question pourquoi nous lisons des romans, l'écrivain André Maurois répond : "Parce que notre vie réelle se passe dans un univers incohérent. Nous souhaitons un monde soumis aux lois de l'esprit, un monde ordonné ; nous ne connaissons par nos sens que des forces obscures, des êtres aux passions confuses. Nous demandons au roman un univers de secours (...) où nous puissions trouver des personnages intelligibles et un destin à la mesure de l'homme". Sujet qui m'a plutôt emballée, j'ai la sensation de pas avoir trop trop raté tout en ayant respecté les conseils de la prof. A voir, mais j'étais plutôt contente en rédigeant ma dissertation :).

Je vous rajouterai au besoin le sujet d'économie, mais je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire. Le CB, c'est pas si sorcier, et on se sent vraiment bien en ayant fini ne serait-ce qu'une seule épreuve. C'est un poids qui s'enlève, je peux vous le dire.

dimanche 10 octobre 2010

Toujours vivante, RAS.

Ça fait longtemps que je n'ai pas posté mais cette semaine fut relativement affreuse. DM de maths, d'histoire, khôlle de maths (ratée), khôlle d'histoire (relativement réussie au vu du sujet) et un magnifique DS de littérature, là pour égayer mon samedi matin de 8h à 13h (que je pense pas avoir trop foiré mais bon, la méthode du jet de copie en haut de l'escalier est une traîtresse, surtout quand la prof t'aime pas). Je suis donc toujours vivante. Enfin disons à moitié. La partie "travail" est vivante, la partie "vie sociale" un peu moins (mais a-t-elle déjà existé éhéé ?). A part hier où j'ai pu folâtrer tout à mon aise en ville et dépenser plein de sous, les seuls magasins où je vais sont des librairies, et les sorties de ouf que je fais, c'est pour aller manger au restau U (à 5 minutes du lycée). Tiens, parlons-en du restau U. Il y en a des bons, il y en a des moins bons. Celui où je vais est entre deux. Moi, j'adore quand les gens qui dirigent le truc te disent que les repas sont faits par une diététicienne : hamburger + frites + gâteau au chocolat, c'est diététique ? Mis à part ça, qui est un détail, il faudrait juste améliorer un chouia le goût des plats (et mettre des yaourts à la place des riz au lait. J'ai rien contre les riz au lait, j'adore ça. Mais bon, c'est connu en prépa qu'on grossit. Ils sont pas obligés de nous y pousser). Les seuls plats bons, par ouïe dire, ce sont les pizzas, tartes flambées et autres trucs légers. Je trouve que les gens qui mangent au restau U, c'est un peu foutage de gueule : "je mange un pizza triple chorizo + triple gras, mais je prends quand même un fruit en dessert - que je laisserai sur le plateau à la fin du repas". Mais bon, ça les regarde. Bref, le restau U, c'est un peu comme la cantine en fait, avec encore plus de monde et les gens qui te servent sont la plupart du temps sourds, et les élèves s'amusent à t'enfoncer leur plateau dans le dos ou à gentiment te passer devant du style "j'y peux rien". Mais revenons à la prépa, après cette digression - dédicace à mon prof d'anglais - je veux juste dire que la prépa peut être bien, mais que des fois, je me fais vachement ... Disons que je m'embête plus en cours que quand je travaille chez moi. Il y a un cours où tout le monde ne peut que s'endormir (et tout le monde s'endort pendant que je lutte), c'est celui de socio. Le prof est très gentil, son cours très intéressant mais ... C'est le genre de prof qui ne met aucune intonation, qui parle pour lui-même, donc on entend une fois sur deux, et qui finit ses phrases en marmonnant le dernier mot. Et quand on l'a toujours 2 heures à la suite, c'est usant. Néanmoins, je réussis plutôt bien en socio pour le moment. J'ai juste un petit coup de mou ce WE. Du travail à faire mais aucune enfin de le faire (il nous donne un dossier de 20 pages d'articles divers et avariés ... Que l'on devra connaître par coeur afin de pouvoir guilleretement (ce mot n'existe pas) réutiliser pendant la prochaine khôlle ihihi). En plus, nous sommes censés se partager le travail. Mais les fiches de la personne avec qui je le fais contiennent deux mots par article. Largement insuffisant. Bref, le travail de groupe, c'est pas mon truc, donc faut que j'assume et que je bosse. Heureusement, ce sera une légère semaine (relativement) par rapport à celle-ci et même par rapport à celle qui va suivre (DS de géographie, khôlle de maths + DS de SES de 5 heures pour bien amorcer les vacances).

samedi 25 septembre 2010

En bref.

- Mon prof de philo est ultra gentil, agréable, marrant. Il n'a qu'un seule défaut : on ne comprend pas ses cours. Ah non, un deuxième : on comprend encore moins quand il explique.
- J'ai presque fini L'éducation sentimentale (le long passage sur la description de chaque caillou de Fontainebleau m'a légèrement beaucoup saoûlée, mais c'est un détail).
- Je déteste définitivement les bouquins avec les notes en bas de page (et aussi ceux avec les notes en fin de livre). L'idéal serait de créer une collection avec aucune note. Parce que quand elles sont en bas de page, je me sens obligée de les lire (le plus horrible, c'est quand elles prennent plus de place que le texte lui-même) ; quand elles sont à la fin, je ne les lis pas, et donc les petits chiffres en exposant ne servent à RIEN.
- Il va falloir que j'apprenne à ficher un bouquin. Conseils bienvenus.
- Je sais ce que c'est que la bijectivité, un ensemble, la formule de Newton et le triangle de Pascal (aux MPSI qui passent, on ne rigole pas. Pour une pauvre ES, c'est un grand bouleversement).
- J'ai mal au poignet en histoire, mais c'est tellement bien !
- Je connais tous les départements français et leur situation sur la carte (sisi, respect, je connais tous les Limousin).
- Il faut que je me replonge sérieusement dans mes cours de sociologie de l'année dernière.
- Je ne sais plus faire un plan, plus faire une dissertation.
- Je passe ma première khôlle en allemand mercredi. J'hésite à y aller. La note ne devrait pas changer beaucoup.
- J'ai eu 16 à ma première khôlle de maths (et ça compte pas dans la moyenne ...).
- Heidegger est, comme moi, né le 26 septembre (Mussolini et Berlusconi aussi. Serait-ce un signe ?).
- Je suis une asociale. Mais bon, on vit avec.
- Je réfléchis trop.
- J'ai encore énormément de boulot pour la semaine prochaine et j'en ai pas foutu une aujourd'hui. Ah si, j'ai acheté La pensée et le mouvant de Bergson. Au départ, les 600 pages m'ont fait peur. Ouf, le bouquin n'en fait que 300 à peu près, le reste étant des ... notes (et critiques).

samedi 18 septembre 2010

Mais qu'est-ce que je fous là ?

Question somme toute habituelle voire quotidienne que je me pose ces derniers temps. Alors oui, c'est assez vaste, mais je vais préciser : qu'est-ce que je fous en PRÉPA ? Qu'ai-je donc fait ? En effet, j'ai la vague impression de m'être mise dans une situation disons foireuse. Je ne sais même pas comment je vais m'en sortir. Dès les premiers jours, mes impressions n'ont pas été des meilleures. La déception était plus que présente, et elle l'est encore. Je m'imaginais un tas de profs passionnés, vivants, joyeux d'être prof de prépa plutôt que prof de lycée, d'avoir des élèves relativement intéressés en face d'eux (quand ils ne dorment pas encore suite à une soirée d'intégration mouvementée - où je n'étais pas, je précise - et quand ils comprennent le charabia qu'on leur raconte). Eh bien ce schéma idyllique ne s'est pas révélé vrai. Pas du tout. Après, ce n'est que le début de l'année, il est difficile de juger. Le prof d'histoire est passionnant, c'est certain (2 copies doubles par cours, ça fait mal aha). Mais après, je n'ai pas senti de réel engouement de la part des autres. Peut-être que ça vient de moi. Quoiqu'il en soit, j'ai peur d'être dégoûtée des matières que j'aime à la base. Ces derniers jours, je n'ai pratiquement travaillé que l'histoire (matière que j'abhorrais, il faut le préciser) et les maths. Je ne fais que ça et j'avoue que ce n'est pas pour me déplaire. J'ai aussi commencé L'éducation sentimentale de Flaubert pour la littérature et ça me remotive un peu (j'aime bien Flaubert, j'aime bien le bouquin, j'aime bien la littérature, même si je pourrais porter quelques objections quant aux cours actuels ...). Mais sinon, même l'anglais ne me donne plus envie ! Quand je sais que le prof va s'acharner sur nous sadiquement, misanthropiquement, vicieusement. Ça casse déjà un peu le mythe de la prépa.

Après, la classe. Alors nous sommes 50 hein. Moins 3 qui sont déjà partis. Le nombre risque encore de chuter mais 47, ça fait encore beaucoup de monde dans la salle ! C'était assez étrange parce que dès le premier jour, les groupes se sont formés. Donc pour ceux qui ne s'étaient pas intégrés à ce moment-là, ça devient difficile de trouver sa place (je parle en connaissance de cause). J'ai eu quelques repas seule le midi, c'est assez triste et ça me fait pitié à moi-même, mais quelque part, je me suis rendue compte que je préfère manger seule qu'avec 10 autres personnes (oui oui). Ce qui m'a aussi surprise, c'est la "nature" de la classe. Pas mal de fashions, pas mal de gens que tu te demandes quand même ce qu'ils font là (même si ils s'avèrent très intelligents). Bon, je suis peut-être parano, mais j'ai la sensation d'un certain mépris qui flotte dans l'air. Puis il y a beaucoup de jugements vis-à-vis des "intellos", de ceux qui sont un peu hors norme. Bref, déception aussi de ce côté-là. Il y a tout de même des gens très ouverts et sympathiques, mais toujours pareil, dur dur de s'intégrer (surtout quand on est comme moi et que les gens sont comme eux, à savoir "youpi, la vie est belle, les oiseaux chantent, bisounours power").

Concernant le travail, j'ai de plus en plus peur, je me dis que je n'y arriverai jamais et je me demande si c'est un système sain, la prépa. Emmagasiner tout un tas de connaissances en peu e temps, dans pleins de domaines différents et au final, tout oublier deux jours après. Il faut faire vite, très vite, et des fois, la qualité se perd. La prépa, c'est aussi, quelque part, une absence de liberté de penser. Comme partout, formatage formatage, et il faut éviter de dire ce que l'on pense, comme ça tout le monde se porte mieux et les notes arrivent à suivre. Pour l'instant, c'est un tableau bien noir que je dresse mais il y a tout de même des points positifs. J'arrive à me replonger dans l'histoire, à comprendre un peu l'allemand, à me remettre à la lecture, etc. Mais je ne garantis aucunement que je resterai l'année complète. Je crois que quand on voit la prépa de dehors, on se dit "Oui, je sais, ça va être dur, mais c'est très enrichissant", et quand on est dedans, les choses sont tout à fait différentes. Cette sensation de recommencer la scolarité en seconde, au lycée quoi. Le stress qui va monter, la tension, les tensions entre élèves, la peur de ne jamais y arriver. Puis surtout, la question du "qu'est-ce que je vais faire après ça ?". Je fais un peu partie des gens qui ont fait prépa pour faire prépa (un peu par défaut en fait), mais aussi de la catégorie de ceux qui voulaient enrichir leur culture générale. Après, est-ce le meilleur moyen ? Je n'en sais rien. Je me suis dit hier "L'avantage en fac, c'est qu'on a du temps. Du temps pour lire ce qu'on veut, pour se dire, tiens, j'ai envie de m'informer sur ce sujet alors je vais le faire, ce film me donne envie, je vais aller le voir, etc". Pas de forcing. Je m'arrête donc sur cette note pour la description actuelle de la prépa, en espérant que ma vision s'améliore au fur et à mesure que les semaines vont s'écouler.

mardi 17 août 2010

Non-sens.

Gloria Gaynor - I am what I am

Pourquoi cette chanson ? Parce que je l'écoute en boucle, qu'elle me donne la pêche et que quand on écoute les paroles, c'est magique. Il y a des chansons comme ça qui font que vous vous sentez bien. Ou des films, selon les personnes. L'autre jour, je discutais un ami qui n'arrêtait pas de me dire "Oh, ce morceau est bien, y a un super riff, le batteur est un ouf, etc". Ok, cool. Mais à mon sens, on écoute pas de la musique uniquement pour s'apercevoir que le mec fait un solo génial avec sa guitare. Quand j'écoute de la musique, c'est pas pour tout décortiquer en termes techniques. C'est plutôt pour les émotions - 36 15 cuculapraline -, pour me mettre dans une humeur particulière. Bizarrement, c'est quand je suis déprimée que j'aime bien écouter des chansons tristes, pour me déprimer encore plus. Enfin je crois qu'on est un peu tous comme ça. Pareil, j'ai des CDs attitrés en fonction de mon moral et du temps qu'il fait dehors. J'adore écouter Melody Gardot quand il fait un temps vraiment pourri, pluie, ciel noir et tout et tout. Y a des albums que j'adore écouter en boucle - Ta-Dah ! des Scissor Sisters majoritairement. Je crois que l'humeur influe sur la musique que l'on écoute et que ce que l'on écoute influe sur notre humeur. C'est pourquoi je pense qu'il n'est pas utile de juger ce qu'écoutent les autres.

Pour parler d'autre chose, je me rends compte que la rentrée est dans 15 jours ihi. Et que je n'ai pas lu la moitié de ma fiche de lecture /o/. Mais bon, je ne pense pas être la seule et puis bon, les vacances, c'est les vacances. C'est fait pour végéter en pyjama en regardant Derrick (ou pas). Personnellement, je passe mes après-midi devant France 2 : Maigret suivi de Miss Marple, trocoule. Puis y a Hercule Poirot sur TMC et tout. Oui, je ne regarde pas Glee, oui, je n'adore pas Gossip Girl. Ce qui m'intéresse, c'est les enquêtes. Alors comme Les Experts, au bout d'un moment, ça saoûle, bah je regarde les trois autres séries citées avant, qui sont quand même vachement plus vraisemblables. Je peux le jurer parce que l'autre jour, une équipe de la police scientifique est venue dans notre immeuble (à cause d'un enfoiré qui s'est amusé dans les boxs du sous-sol et qui a pété notre bagnole mais a aussi volé 1 euro dedans - aha), eh bah ça avait pas la gueule des Experts. Ça me dérange pas, mais du coup, je préfère voir des séries réalistes.

J'ai aussi découvert il y a quelques minutes que j'ai sacrément perdu à la Wii. Avant, je déchirais tout à Mario Kart et là, niet. Ça craint. J'ai toute la journée pour m'entraîner - comme mon frère est pas là, pas de raison qu'il se foute de ma gueule ou m'engueule. D'ailleurs, ça va être une journée joyeuse, toute seule avec moi-même dans un appartement vide. Vendredi, nous avons perdu le dernier animal de la maison et du coup, ça fait bizarre de se dire que cette présence n'est plus là. Le problème avec les animaux, c'est qu'on s'y attache trop. Et quand ils meurent, on peut pas s'empêcher de pleurer, la plupart du temps. Surtout quand la mort est aussi brusque. Mais malheureusement, c'est comme ça. Bon, maintenant que vous avez fini l'article, vous pouvez réécouter Gloria histoire de repartir de bonne humeur !

jeudi 5 août 2010

Voyage, voyage.

A l'heure où je vous parle, on ne peut pas dire que je sois particulièrement active, mais plutôt molle du genou. J'ai passé un week-end de 3 jours en Allemagne et je suis claquée, encore. J'ai dormi dans un "lit" un peu spécial. En fait, c'était un lit en hauteur, mais pour les petits, donc pas très haut. Mon travail consistait à dormir en-dessous ET à tenter de me relever sans me cogner la tête. J'ai donc adopté la technique de l'armée, à savoir rouler sur le côté, tout en se prenant les pieds dans la couette, la tête dans l'oreiller et en faisant un gros boum en atteignant le sol. C'était wonderful, gracieux et surtout très agréable. Bref, j'ai pas vraiment ultra bien dormi. Ce qui explique mon état de fatigue actuel (mais je ne dois pas me plaindre vu que c'est ma faute si je m'endors à 1h tous les jours aha).

Mis à part ça, c'était plutôt cool d'avoir un break, de ne rien faire ou presque pendant quelques jours. Du coup, je ne sais pas comment je vais me remettre à ma liste de lecture. On verra ça plus tard hein. Le seul inconvénient fut ... Les mouches. C'était affreux, y en avait partout et comme y avait plein de bouffe, et bah y en avait encore plus. La tapette a bien servi - merci petit cousin haut comme 3 pommes pour avoir si brillamment tué toutes ces mouches (en ayant cassé la tapette mais c'est un détail). Légion d'Honneur du plus gros killer de mouches. En parlant de killer, j'ai pu essayer certaines armes sympathiques pendant ce séjour. Ceci n'est pas une blague. Oui, je suis encore vivante et les personnes autour de moi aussi. Le retour en Alsace a été dur. Pour plusieurs raisons. 1) Les autoroutes allemandes sont tout le temps en travaux. 2) Aucuns toilettes potables (on sait pas trop si ce qui est par terre est de l'eau ou ...). 3) Tout le monde sort du travail à 18h (vive Stuttgart, 10km en 1h /o/). 4) J'étais bien moi, dans la campagne au milieu de nulle part, et il faisait beau en plus. Ici, il fait moche, très moche et y a pas de vert. Bon certes, je ne me verrais pas habiter la campagne ... J'ai peur des insectes, je hais les mouches, j'aime pas me sentir cloîtrée. Tu peux rien faire si tu n'as pas de voiture en fait, c'est bien simple. Je pense que je suis vraiment une citadine, maintenant. Quand j'étais petite, j'adorais aller à la campagne, caresser les vaches, toussa. Aujourd'hui encore, mais ce n'est plus pareil. On devient vite dépendant de notre petit confort. J'aime mon chez-moi, mes affaires, etc. Je suis plutôt matérialiste, je trouve. Et c'est pareil : quand on va chez les gens, on trouve toujours quelque chose à redire, non ? Oh tiens, ils ont pas été éduqués pareil. Oh, mais pourquoi elle ne l'empêche pas de faire ça ? C'est pas aussi propre que chez moi, etc. On rapporte tout à soi et on a tendance à juger en fonction de ça. C'est un sentiment que j'ai depuis peu, mais je ne pense pas être la seule ...

Sinon, niveau lecture, que dalle. J'avance péniblement dans Ruy Blas, non pas que ce soit ennuyeux, mais parce que je lis qu'avant de me coucher donc ... Pour le cinéma, je compte bien aller voir Inception (un jour, peut-être) et j'étais allée voir Tournée. C'était plutôt joli graphiquement et j'adorais les passages où on voyait des morceaux des spectacles, certains numéros. Néanmoins, vu tout le buzz qu'il y a eu autour, j'ai été un chouia déçue de ne pas voir plus, de ne pas être plus transportée. Je pense que c'est avant tout un film sur la vie au lieu d'être un film sur le spectacle.

mardi 20 juillet 2010

Vacances (?)

Ah les vacances. On les attend toute l'année, on pense à ce qu'on va faire, les sorties, la plage, les amis et tout le tralala. Les grandes vacances sont censées être un moment de grand bonheur. Mais que nenni ! (enfin du moins pour moi). Je me fais chier pendant les grandes vacances, je les exècre, c'est trop long, surtout quand on a rien à faire, qu'on ne part pas et qu'une liste de lecture nous nargue tous les jours. Et à la fin de la journée, quand tu as bien rien fait, tu te demandes à quoi t'as servi aujourd'hui. Tu n'as rien apporté à la société et encore moins à toi-même. Tu as vaguement lu 2-3 pages d'un livre pour les cours, vaguement pris quelques notes, moins vaguement passé ta journée sur l'ordinateur à tout le temps actualiser la même page (je sais que beaucoup comprendront). Tu as malheureusement regardé tous les statuts FB qui t'annoncent que les gens partent en vacances trop lolilol et que tu restes chez toi comme une rejetée. Tous les statuts FB qui te parlent de soirées trop kiffantes en mode défonce - à ce moment-là, je suis plutôt contente d'être restée chez moi. Puis tu parles à cette fille, tout le temps joyeuse, tout le temps heureuse, qui fait tout le temps la fête, qui a tout le temps des putains de notes en foutant rien, qui est tout le temps insouciante et qui a tout le temps tous les mecs à ses pieds - tout le monde connaît une fille (mutante) comme ça. Et là, tu déprimes encore plus parce que tu te regardes dans la glace et que tu es encore en pyjama, à 18h, puis tu vas regarder Un dîner presque parfait parce que tu as rien d'autre à faire. Et le lendemain, la même chose recommence.

Alors oui, c'est sûr, on est reposé hein, tellement on fait rien. Mais on ne voit personne et les journées se ressemblent toutes. Ça fait peur quelque part, parce que je me dis que dans quelques années, ce sera encore plus le cas : métro - boulot - dodo. On est comme des robots, on répète sans cesse les mêmes gestes et c'est frustrant. Je me sens même plus utile en cours, c'est dire. Au début des vacances, je suis heureuse parce que je me dis "Je vais plus voir leurs têtes l'année prochaine". Puis au fur et à mesure ... Le lycée me manque un peu, je me dis que c'est déjà fini, etc. Bref, vive les vacances.

A défaut de sortir, j'essaie de lire. J'ai déjà lu Les Faux-Monnayeurs d'André Gide. Alors c'est un peu particulier. Il y a des ambiguïtés un peu partout et ce n'est pas du tout ce à quoi on s'attend. Honnêtement, c'est un bon livre que j'ai vite vite lu et qui m'a plutôt plu. Maintenant, je suis en plein dans Le Rouge et le Noir de Stendhal. Au début, c'était un peu lourd, tous ces sentiments étalés, toute cette niaiserie. Mais plus on avance, plus on comprend le roman (ouf). Il faut parfois s'accrocher. Vu que j'ai envie de connaître la fin (même si mon ami Wikipédia m'en a donné plus qu'une idée), je vais lire les 250 pages qu'il me reste aha. Sinon, niveau films, j'en regarde pas mal chez moi, dernièrement, on en a acheté 10 alors ... Y a de quoi faire. Mais j'aimerais aller au ciné pour voir Tournée et Inception. Si j'y vais, je vous dirai ce que j'en ai pensé.

jeudi 8 juillet 2010

Le début de la fin.

Ça fait fort fort longtemps que je n'ai pas écrit, pardonnez-moi. Pourtant, on ne peut pas dire que j'aie été très débordée, vacances obligent. J'attendais surtout, comme pas mal de monde, les résultats du bac, qui scellaient mon destin pour l'année prochaine et j'ai été très loin d'être déçue ! Pour vous faire un petit résumé de la situation, en cette année scolaire 2010-2011 (que ça fait bizarre), je vais me retrouver ... en prépa. Je suis à chaque fois étonnée de constater que peu de gens savent ce qu'est une prépa. Beaucoup pensent aux prépas infirmières, prépas Sciences Po, etc. Sauf que là, je parle de LA Prépa, avec un grand P, appelée aussi CPGE (Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles). Comme son nom l'indique, cette classe sert à préparer de grands concours tels que ceux des ENS, des écoles de commerce, de Polytechnique, etc. Chacune a sa spécificité. il y a les littéraires (3 sections), les économiques (3 sections) et les scientifiques (je ne les compte plus). Je vais me plonger dans une littéraire, mais une littéraire un peu particulière.

La première année de prépa littéraire est l'hypokhâgne (HK), la deuxième, la khâgne (KH). Il y a la prépa A/L, la prépa B/L et la prépa Chartes. Celle qui me concerne est la B/L. Elle a été créée il y a relativement peu de temps pour les S qui aimaient les Lettres. La B/L se nomme aussi Lettres et Sciences Sociales. Avec un programme et un emploi du temps de folie, c'est, à mon sens, une des classes les plus complètes. Il y a des maths, de la littérature, de la philosophie, de l'histoire, des langues, des sciences sociales. Ce fut une vraie aubaine pour moi d'y accéder et j'espère sincèrement m'y plaire et ne pas abandonner. On dit de la prépa que c'est difficile, que les profs nous descendent, etc. Il faut faire la part des choses, à mon humble avis. Les mauvaises langues peuvent répandre toutes sortes de rumeurs non fondées.

Sur APB, j'avais postulé pour plusieurs prépa parisienne et une prépa de la ville où j'habite actuellement. N'ayant pas été retenue sur Paris, je reste là où je suis mais quelque part, ce n'est pas plus mal. Il ne faut pas perdre de vue qu'avoir de la famille sur place, ça aide toujours. On est pas seuls. Evidemment, pour intégrer, il me fallait le bac. Que j'ai eu (ça fait tout de même un poids en moins assez impressionnant). J'ai réussi dans les matières où je ne pensais pas gagner de points donc c'était assez surprenant de voir ce relevé de notes. Néanmoins, c'est fait.

Après avoir eu mes résultats, et ma mention TB, je me suis malheureusement rappelé quelque chose. Sciences Po Paris offre la possibilité aux bacheliers de l'année de se présenter sur dossier, à partir du moment où ils ont obtenu au bac une note supérieure à 17. Je pouvais donc présenter le tout. J'ai demandé conseil à pas mal de personnes. Il faut savoir que pour cette procédure, il n'est pas nécessaire d'avoir passé le concours (à Paris s'entend) mais qu'il faut tout de même payer 130 euros pour le dossier de candidature ! (un peu abusé, sachant qu'on doit tout scanner et envoyer). Ils ne prennent que 20% de ceux qui se présentent sur mention, dont certains après entretien (ce qui signifie qu'il faut encore payer le billet aller et retour pour Paris). Dépenser 130 euros pour se voir dire au final que nous ne sommes pas accepté, ça fait plutôt mal (et une belle coupe dans le budget). Il a donc été décidé - enfin surtout, ma mère a décidé - que j'abandonne l'idée de Sciences Po Paris, du moins pour l'instant, ayant toujours la possibilité d'y entrer à bac + 3. Mais si je me rends compte que Sciences Po, c'est vraiment ce que je souhaite, je pourrai toujours passer le concours d'un IEP de province l'année prochaine.

Bref, comme vous le voyez, le système scolaire français est d'une clarté affolante. Je suis donc partie pour une année en classe préparatoire B/L. Inutile de préciser que les cours se passeront dans un lycée et donc qu'ils commencent en même temps que les lycéens, à savoir le 2 septembre à 8h00, que les vacances sont les mêmes (yeeesss) et que les cours finissent au même moment. Vive le dépaysement. On sort du lycée et on y entre de nouveau. Je peux aussi dire que l'année a déjà commencé au vu de la magnifique liste de lecture fournie aimablement par l'établissement afin d'occuper nos vacances. Je comprends bien qu'ils s'inquiètent, qu'ils ont peur que l'on s'ennuie, mais vraiment, c'était pas obligé. Enfin c'est merveilleux, du français, de l'éco, de l'histoire. Aaaaaaaaaah, quelles vacances merveilleuses, je m'en réjouis d'avance.

mercredi 26 mai 2010

Oups.

On peut dire que j'ai délaissé ce blog ... Mais je ne m'avoue pas vaincue ahahahah *sort*. Bref, il s'est passé pas mal de choses pendant tout ce temps et je pense que je ne pourrai pas tout raconter parce que 1) j'avoue que ça m'embête un peu, 2) tout le monde n'a pas besoin de savoir que j'ai filé deux paires de collants en deux jours (voire deux heures, sachant que je les ai filé l'heure qui suivait leur enfilage). Donc, pour éviter de raconter ma vie - tout en la racontant quand même un peu (narcissisme quand tu nous tiens), je vais vous parler de quelque chose qui me tient à coeur en ce moment. TWITTER. En bonne accro de l'ordi que je suis, il y a quelques temps, je n'ai pas pu m'empêcher de m'inscrire sur Twitter, pensant, encore et toujours, que ce ne serait qu'une passade, un truc que je délaisserais au bout de 2 semaines. Eh bien pas du tout ! Je suis encore sur le cul quand je me dis que depuis que je m'y suis inscrite, je n'ai pas abandonné. C'est fou comme ça peut rendre addict. Et pourquoi twitter rend addict ? Cette démonstration se fera en ... jesaispasencorecombien de points, mais je vais la faire.


Pourquoi Twitter, c'est le Bien avec un grand B.

1) Les jeuns d'aujourd'hui traversent une forte tendance kikoololbestàahtmtclolmdr qu'on a parfois (souvent) envie de fuir. Et c'est là qu'intervient Twitter. Twitter te permet d'éliminer cette espèce sous-évoluée de tes "amis". C'est-à-dire que contrairement à FB, t'es pas obligé de te farcir les commentaires à la con ou plutôt statuts à la con de gens qui te racontent leur vie en pas-français, ou alors de gens qui te racontent leur vie et que t'en as simplement rien à foutre que Kévin sorte avec Beverly ou que Steven ait pété la gueule à Jordan (le fait que tous les mômes aient des noms pseudo-américains ressortis de petites merveilles télévisuelles telles que Dallas et son univers impitoyable ou encore Les feux de l'amour - séries que, je tiens à préciser, on peut tout à fait commencer en cours de route sans être perdu. C'est un peu comme le Plus Belle La Vie français quoi - m'échappe). Pour faire court, sur Twitter, tu as le choix. Evidemment, me direz-vous, sur FB, on peut supprimer lesdites personnes de nos contacts. Mais FB, c'est le mal, c'est vicieux : même si au plus profond de toi, tu te dis que t'en as marre de ces gens, tu peux pas les supprimer. Pourquoi ? Parce que même si osef de leur life, ben pas tant que ça. C'est toujours amusant de voir la connerie chez les autres non ? Surtout quand c'est bien fait. Bref, avantage Twitter. Twitter, c'est que des gens biens, que des gens tout doux, tout beaux, tout gentils qui te soutiennent, te font des free hugs virtuels et sont là pour écouter tes petits malheurs. Twitter, c'est le monde des bisounours. Et en plus, tu peux follower des "stars" sans avoir l'air de vouloir trop gratter l'amitié.

2) C'est prouvé scientifiquement, Twitter donne moins de conjonctivites que FB. Oui, parce FB, okay, c'est pratique, okay, c'est cool, mais c'est moi ou c'est de plus en plus moche à chaque fois qu'ils font une modification ? C'est surtout de moins en moins pratique. Twitter, t'écris, tu postes et hop, emballé c'est pesé (enfin posté ihi). Le graphisme est épuré, t'as pas de pubs partout qui t'agressent les yeux (en parlant de graisse, vous remarquerez que la plupart des pubs sont destinées à nous montrer comment perdre du poids ... Méditez). On peut customiser (ou tuner si des Jackys lisent) notre page Twitter, choisir un pseudo, etc.

3) Cela m'amène à ce 3ème point fatidique. La population. Sur Twitter, il est dix fois plus facile de rencontrer des gens extraordinaires. Comme je l'ai dit plus haut, en gros, Twitter est une grande famille (très grande) et c'est cette ambiance qui me fait préférer Twitter à FB. Et qui va sûrement me pousser à supprimer mon compte FB. Il y a d'autres moyens d'expressions que de faire des tests, avouons-le, stupides ou de poster des choses sans intérêt. Je me sens bridée sur FB, parce que je n'ose pas parler de telle ou telle chose de peur que quelqu'un que je connaisse le voit, je ne pense pas être la seule à ressentir ça. Avoir une "vie" virtuelle, c'est peut-être pas si mal que ça au fond. Avoir 678 amis sur FB ne fera pas mon bonheur, on est d'accord.

Si vous, jeunes bloggeurs, bloggeuses, tweeteurs et tweeteuses trouvez d'autres arguments, je suis preneuse !

dimanche 18 avril 2010

Jusqu'au bout des doigts.

Je ne suis pas une fille qui se maquille réellement. Je le fais rarement, quand je trouve le temps le matin (aha). Un peu de fard à paupières et en avant. Mais depuis que j'ai déménagé, ça a un peu changé. Je me suis toujours rongé les ongles. Comment l'expliquer ? La nervosité, le fait que ce soit devenu un tic, une manie, un moyen de s'énerver sur soi-même et non sur les autres. Bref, je n'avais pas d'ongles, c'était affreusement laid et ça faisait mal aussi. Maintenant, c'est différent. Je suis nerveuse différemment et donc j'ai laissé à mes ongles le droit de pousser. Pour mon plus grand bonheur, finalement. Ça allonge les doigts, ça fait plus soigné, c'est plus esthétique, un point c'est tout. Et surtout, ça permet de mettre du vernis. Ah, le vernis ! J'en ai longtemps rêvé mais sur des rognures, c'est pas joli-joli. Depuis un an, j'ai la frénésie des vernis et j'essaie d'en trouver de beaux, qui tiennent, avec des couleurs qui soit assorties à mes vêtements. J'en ai maintenant 5 en ma possession. Ça semble certes peu, mais à 20 euros le flacon, j'en achète pas tous les jours ! Parfois, j'ai envie de prendre des couleurs improbables, que je suis sûre de ne jamais mettre, ou peu. Je ne le fais jamais. Un peu de fantaisie serait pourtant la bienvenue.

Je ne sais pas pourquoi j'ai écrit cet article, mais j'aime bien raconter ce genre de petites choses. Ma vie sociale étant au point mort, je dois trouver des occupations chez moi. Etre sur l'ordinateur, je fais, regarder la télé, je fais. Puis on se lasse. Alors je suis passée au vernis qui met trois heures à sécher. En ce moment, je m'intéresse vachement aux produits de beauté, parfums, fards, gloss, etc. Je grandis peut-être. J'ai toujours été un peu "garçon manqué" petite. J'ai commencé à découvrir que j'étais une vraie fille en 5ème, je pense. Et je ne m'habillais pas forcément comme telle. Depuis la fin de la seconde et le début de la première, je réalise qu'une apparence physique soignée fait toujours "bien". On éprouve une satisfaction personnelle, et les autres ont plus envie d'aller vers nous. Alors je fais attention à mes vêtements, etc. Et pourtant, j'ai toujours l'impression d'être en retard ou d'avoir un désavantage par rapport aux autres. On a plus ou moins le physique "parfait", le physique agréable. Et je pense ne pas l'avoir. Il faut redoubler d'effort, et ça ne marche pas toujours. On nous dit souvent que la clé, c'est la confiance. Encore faut-il en avoir. Je passe énormément de temps sur le net, à voguer sur les sites, blogs en rapport avec la mode. A côté, je laisse tomber les études, un peu, je ne révise pas, ce genre de choses. J'aimerais tellement mener une vie oisive, ne rien faire toute la journée, ou faire uniquement ce qui me plaît, ce dont j'ai envie. C'est pourtant impossible, à moins d'être une Tanguy. Yipee ! En grandissant, je pense que je me plierai aux exigences de la société, plus que je ne le fais déjà.

jeudi 1 avril 2010

Je respire.

Je respire enfin oui. Ça y est, ce sont les vacances. Je ne voulais pas faire un article long, pas aujourd'hui. Je suis simplement en train de lire Les Yeux Jaunes des Crocodiles et j'ai trouvé un passage de ce livre très juste, à méditer.

- "La société se moque des gens. Elle leur vole leur temps, la seule chose non tarifée que chacun possède pour en faire ce qu'il veut. Tout se passe comme si on devait sacrifier nos plus belles années sur l'autel de l'économie. Qu'est-ce qu'il nous reste après, hein ? Les années de vieillesse, plus ou moins sordides, où on porte des dentiers et des couches-culottes ! Tu vas pas me dire qu'il n'y a pas un vice là-dedans".

(Doit-on dire, joyeux 1er avril ?)

mercredi 31 mars 2010

Un avant-goût de vacances.


DS de philo terminé (= raté), je sentais souffler le vent des vacances. Demain, je termine à midi, puis je n'ai pas cours vendredi (bon okay, l'Alsace a certains avantages). Je les ai tellement attendues ces vacances ! Départ à Paris et Londres de prévu, enfin. Néanmoins, il faut que je m'attende à bosser, oui. Parce que la dernière fois, c'est pas vraiment ce que j'ai fait et si je prends du retard ... Mamma mia, le bac, ce sera foutu. Déjà qu'on ne termine que 3 ou 4 jours avant le jour J (épreuve de philosophie pour bien commencer. En ce moment, la philo est partout, et c'était mieux quand on en parlait pas) ... Je sais pas quoi dire mais j'avais envie d'écrire. Parfois, je ressens ce besoin irrépressible de me poser devant mon écran et de laisser mes doigts courir sur le clavier. Jusqu'à ce que les mots me viennent, et ils ne viennent pas toujours. Tiens, je pourrais par exemple dénoncer la cantine. Oui, c'est bien ça, la cantine.

La cantine est un lieu où la menace gronde sans cesse. Devant la porte, dans la queue du self, et en ressortant. Devant la porte, car la peur nous assaille : que va-t'on manger ? Encore des frites ? Dans la queue du self, parce qu'on voit les plats arriver et que si, encore des frites. Après, parce que "p*****, j'ai trop bouffé, j'arrive pas à digérer, je fais une overdose de frites, piquez-moi !". Oui, la cantine est une spécialiste des frites, même du gras en général. Par exemple, aujourd'hui, entrant prudemment dans le lieu-dit et regardant, en paniquant, autour de moi. Des tables, des chaises qui vous regardent de leurs petits yeux vicieux (oula, c'est mal passé ce midi). Je m'engage dans la queue, une boule dans le ventre, je prends mon plateau à la couleur immonde, des couverts à la propreté douteuse (sisi), je fais lentement glisser le plateau sur les rails (de la mort éhé). J'arrive devant la panière de pain. Je prends une tranche, hésitante : depuis quand est-il là ? Puis ensuite, un yaourt, en prenant soin de regarder la date de péremption. Et là, le plat principal se dresse devant moi, ou plutôt le menu : sandwich club, frites. NOOOOOON. Pas des friiiiiiiiiites. J'en ai mangé lundi, j'en ai mangé mercredi dernier, oh puis aussi lundi dernier ... Conclusion : j'en peux plus. J'aime ça, mais trop de frite tue la frite. Bref, sandwich club = kebab. Je découvre avec horreur la supercherie. Frites-kebab. Je me dis "heureusement que les repas sont fait par des diététiciennes (disent-ils), parce que choucroute melba tous les jours, no way". Par chance, la sauce blanche (on se demande pourquoi) et les oignons sont à part. Je demande que des frites, d'une vois ferme et assurée. Puis je vois le bout de pain avec du poulet et de la salade dedans (et une tomate !) et je me dis "allez, prends ça. T'as qu'à demander sans sauce et sans oignons". C'est ce que je fis. Ô comble du malheur, pas de ketchup (oui, ils préfèrent investir avec NOS sous pour une télé pour LES PROFS, dans la salle des profs. Je sais toujours pas à quoi elle sert, à part faire défiler des images immondes). Je prends. Et j'aurais pas dû. Le poulet est aux fines herbes, et surtout, froid. Bref, pas bon. Les frites, potables, mais au bout d'un moment, on sait plus trop quel goût ça a. Je finis difficilement mon assiette et entame mon yaourt à l'ananas et là, c'est le passage "où est Charlie ?" version "où est l'ananas ?". Je bois un coup d'eau (calcaire) et finis ce merveilleux repas digne d'un McDo parisien (à un endroit dont je tairais le nom). Je dépose mon plateau, je sors, je respire, je me demande si je vais vomir. Puis je vais en philo. Frites-kebab avant philo. L'alliance mauvaise. Et vous savez combien on paye un repas ? Plus de 5 euros. PLUS DE 5 EUROS ! Je vous laisse méditer.

Ça fait depuis le CP, voire même la maternelle que je mange à la cantine. J'espérais y échapper en Terminale, même pas. Deux fois par semaine, je subis ce supplice. Ou plutôt, disons que je renouvelle les essais culinaires et gastronomiques afin de développer mon sens critique. Mais bon, ça fait depuis que j'ai 3 ans que je développe mon sens critique. Ils pourraient peut-être commencer à faire quelque chose de potable non ? Et si ce n'est potable, du moins mangeable et un peu équilibré. Oh, bien sûr, il y a des tentatives : endives, salsifis, choux de Bruxelles, julienne de légumes-avec-des-légumes-pas-cuits, etc. Sérieusement ... Qui de sensé mange ça ?

mardi 30 mars 2010

Entre quelques gouttes de pluie ...

Le beau temps, ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits riens (Claude, si tu es parmi nous ...). Un coup il fait beau, un coup il fait moche. Un coup il fait chaud, un coup il fait froid. Par conséquent, une question existentielle se pose chaque matin, lorsque je me réveille : qu'est-ce que je vais mettre ? Bon, okay, ce n'est pas tout à fait vrai. J'y pense le soir AVANT de dormir, histoire de me mettre dans un état d'angoisse extrême (qui a dit folle ?). Le matin, au réveil, je me demande 1) si j'ai envie d'aller aux toilettes (ça casse le mythe hein ? Je parie que vous faîtes pareil, mentez pas :)), 2) est-ce que j'ai faim ? (oui, morfale en puissance), 3) est-ce que je me lève maintenant, à 6h30, ou est-ce que je me lève là, à 6h40, ou est-ce que j'attends qu'il soit 42 ? (tout le monde a l'espoir de se rendormir, même pour 2 minutes, si si). Enfin bref, le but de cet article n'était pas de montrer au monde entier (c'est-à-dire aux quelques lecteurs qui me suivent) ma déficience mentale. D'ailleurs, je ne me souviens même plus pourquoi je voulais faire cet article ... AH, si. Pour parler d'un truc tout de suite un peu moins jouasse.

Je me suis rendue compte, cette année et l'année dernière, que j'étais bien plus heureuse hors du lycée. C'est même pas une question de cours, ni de profs, c'est une question d'élèves. Cette impression constante que la filière ES est peuplée d'abrutis en puissance qui n'ont rien d'autre à foutre que de se moquer des autres parce qu'il est pas ci, pas ça ou trop comme ça. En fait, les ES sont les rejetés. Si, c'est vrai. Je précise que je suis en ES et donc que je fais une généralité. Il subsiste encore des gens biens dans cette filière, et un jour, ils vaincront (AHA). Ce qui m'énerve le plus, c'est qu'ils sélectionnent (tout comme les S, il faut le dire) les matières qui les intéressent et délaissent les autres. Ils se concentrent uniquement sur les SES et même si les maths sont coefficient 5, ils s'en tapent complètement (ils ont sûrement l'espoir de se rattraper sur la philo ... Ils sont drôles ces petits ES). C'est assez frustrant quand on aime vraiment les maths. Quand on aime les langues, quand on peut apprécier un cours de philo (même si on a toujours pas compris comment faire une dissertation, mais ça, c'est un détail) de voir ces primates se balancer des vannes qui sont tout sauf marrantes, faire mumuse style je-suis-encore-en-6-ème-et-j'assume. Puis après, ils sont étonnés de recevoir un 6 en maths "pourtant, j'ai bossé madame, je comprends pas madame", des sales notes en allemand "mais madame, j'étais pas hors-sujet là" (je précise que le gars qui a dit ça a réussi à grapiller 1,5 points. La vie est injuste).

Donc voilà, je me sens tellement mieux chez moi, je me sens tellement mieux en dehors du lycée. Au moins, je suis sur le net et je peux discuter avec des gens qui ont vraiment quelque chose à dire, qui savent parler français et qui ont un minimum de culture. Parce qu'écrire Konsusius au lieu de Confucius, c'est grave (je dis pas que tout le monde doit savoir qui c'est, c'est juste un exemple parmi tant d'autres). Sur ce, et maintenant que j'ai craché mon venin, je vous remercie d'avoir (peut-être) lu jusqu'au bout et je m'en vais pour de nouvelles aventures (c'est-à-dire une passionnante dissertation de philosophie. Merveilleux).

samedi 27 mars 2010

Here comes the good times.



Je n'ai pu me résoudre à abandonner ce blog. J'aime trop la police d'écriture puis, ce pseudo, birdsofmay, me tient à coeur sans que je sache trop pourquoi. Donc me revoilà, pour votre plus grand bonheur, évidemment. Depuis tout ce temps, j'aurais tellement de choses à raconter, mais par peur de vous ennuyer, je n'en raconterai qu'une partie.


1) Je vais commencer par les cours parce que c'est ce qui m'a le plus traumatisée ces temps-ci. Tout d'abord, le 20 mars signait mon arrêt de mort, enfin je veux dire, l'avenir de mon avenir. APB fermait ses portes. C'est triste, mais c'est comme ça. Comme FB le dit (oui FB peut parfois dire des trucs intelligents, si si) : "Admission Post-Bac, ou décide de ta vie en quelques clics". C'est exactement ça. On se rend vraiment compte que notre "vie" ne tient qu'à quelques misérables clics, qu'à un site internet. Et ça fait un peu peur. Pourquoi ? Parce que l'informatique n'est pas à l'abri de hackage et autres trucs du style. En vérité, on laisse le soin à un ordinateur de faire le boulot conernant notre futur. Méditez bien sur ça. Bientôt, on votera même via le net (bonjour les abus). Enfin bref, les voeux sont clos, les dossiers normalement envoyés (si mon lycée s'est décidé à le faire). Ça restera un grand mystère ça, que mon lycée ait voulu envoyer les dossiers de CPGE. Ça me fait limite plus flipper que APB, c'est dire.
Mis à part ça, il y a aussi les résultats du Bac Blanc. Ben écoutez, ça m'a plutôt fait plaisir éhé. Je ne m'attendais pas du tout à ces notes mais je vais pas cracher dessus (surtout quand on voit que la moyenne de classe est de 10,9 et que 6 personnes sur 18 n'ont pas eu leur BB). Puis le troisième trimestre a commencé et là, c'est le gros relachement. C'est pas bien, je sais, mais qui ne l'a pas fait ? (bon d'accord, y en a plein qui continuent à bosser comme des tarés. Pas moi aha).

2) Ma vie sociale est un désert qui s'étend à perte de vue, dont on ne voit ni le commencement ni la fin. Ma vie sociale = FB et Twitter. Pathétique non ? Bon j'exagère, je sors quand même un peu dehors, j'affronte le monde extérieur (faune sauvage et puante - à croire que les gens ne connaissent pas l'existence du savon). Sinon, dernièrement, j'ai été voir Shutter Island. J'avoue avoir été un peu déçue. Le film était certes assez respectueux du livre, mais il m'a moins tenu en haleine. Il manquait un petit quelque chose. Peut-être un poil d'action, c'était un peu "plat" si j'ose dire. Je vous conseille donc de lire le livre, pour ceux qui ont aimé, ou même détesté le film. Maintenant que celui-ci est vu, il me faut aller A-B-S-O-L-U-M-E-N-T voir Alice aux pays des merveilles. Les critiques sont très variées. Je ne m'attends pas à un chef-d'oeuvre, d'après ce qui a été dit, mais ça peut être l'occasion de passer un bon moment. De même, L'arnacoeur me semble un film à aller voir. Quelques amies y sont allées et elles ont littéralement adoré, alors why not ? Il va bientôt falloir que je me crée une cagnotte spéciale ciné parce que là, ça va plus être possible.

3) Côté matérialiste-vénale-j'aime-faire-les-boutiques-même-si-j'ai-pas-de-fric, j'ai fait mon petit shopping sur le net (sans avoir rien acheté en fait). Je pars à Londres le WE du 10 avril et donc, il était tout à fait normal et indispensable que je prospecte : où aller ? Dans quelles boutiques ? Voir quoi ? Et donc, je suis allée sur Topshop, River Island, etc, etc et j'ai trouvé pas mal de jolies choses (trop chères pour mon pauvre porte-monnaie). Au final, je pense que je reviendrai simplement avec un CD et un livre (yaouh). Ouais, parce que faut savoir que le CD de VV Brown coûte la peau du c*l en France alors qu'il est à 5£ en Angleterre. QUI A DIT QUE TOUT ÉTAIT PLUS CHER EN ANGLETERRE ? Enfin bon, je vous raconterai, évidemment, ce super voyage (qui j'espère se fera sous le soleil - exactement - et non sous une pluie style it's raining cats and dogs).
Mon problème, c'est que je suis atteinte de fièvre acheteuse, je vois un truc, je le veux. J'ai vu des Repetto. Ça fait 5 mois que je les veux. Ça fait 5 mois que j'aurais dû économiser. Mais non, l'argent me brûle les doigts (mouahaha). Je suis sûre que vous comprenez ;).

4) En ce moment, je lis des trucs supra-intellectuels du style La mythologie d'Edith Hamilton ou encore Les petits soldats du journalisme de François Ruffin. Et là vous vous ditez, ouais mais non, elle fait ça pour se la péter et tout. Que nenni chers amis. Je lis ça parce que ça me plaît. Néanmoins, j'avoue que trône à côté de mon lit Sexe, diamants et plus si affinités ... de Lauren Weisberger. Trouble de la personnalité ? Je sais pas. En tout cas, je pense pas être toute seule dans ma tête. Un peu comme tout le monde en fait.

Je sais jamais comment conclure mes articles. Alors j'ai décidé de pas conclure (l'article hein).

jeudi 31 décembre 2009

Et c'est reparti pour un tour.

Cette année 2009 s'est écoulée à une vitesse assez impressionnante je dois dire. Il s'y est passé tellement de choses mais tout ça en si peu de temps. Je me revois le 19 janvier en train de me faire poser mon appareil. Puis après, calculant les mois qui me séparaient de la fin de ce calvaire. Finalement, je m'y suis habituée, il fait un peu partie de moi maintenant - même si, bien sûr, c'est pas la partie la plus agréable à l'oeil. Le bac de français, c'est fait, de SVT, c'est fait, le TPE, c'est fait. Quel soulagement. Et pourtant, le plus gros arrive. 2010, année du bac, année de la grande décision. C'est marrant. En 4ème et en 3ème, je me disais que j'avais encore beaucoup de temps pour me décider. Et sans savoir comment, hop, j'atterris en Terminale, ne sachant toujours pas exactement ce que je vais faire. Enfant, je voulais devenir caissière, parce que je pensais que le soir, c'est moi qui garderait les sous rudement amassés dans la caisse. Quand j'ai appris que non, mon rêve s'est envolé. Puis ensuite, j'ai voulu être médecin légiste. J'ai regardé les Experts, et pareil, l'envie m'est passée. J'ai aussi traversé le stage coiffeuse-chanteuse-vétérinaire. C'est sûr que ça fait plus rêver que huissier-conseiller financier-trader. Je ne veux devenir aucun des 3. Mais la ES ouvre les portes de ce monde merveilleux de l'économie, de la finance, de l'entubage. Je suis tout de même contente d'y être, en ES. Le choix n'a pas été facile. J'étais tiraillée entre l'envie d'avoir le plus de portes ouvertes et le refus de passer ma vie à faire des sciences. Mais aujourd'hui, je dois faire mes voeux. Enfin aujourd'hui ... Le 20 janvier, je peux commencer à faire mes voeux. Tout se bouscule dans ma tête. Ceux qui sont passés par là comprendront certainement. Pour l'heure, je préfère me concentrer sur autre chose comme la montagne de devoirs qu'il me reste à faire, cette merveilleuse dissertation de philosophie qui ne m'inspire rien d'autre que de l'ennui et de la peur - si si-, ce DM de maths qui me tend les bras, ces chapitres d'histoire passionnants, de même pour les chapitres d'éco. Je préfère me concentrer sur la manière de chanter correctement les chansons de Manu Chao - sachant que je fais allemand en LV2 (je me demande toujours pourquoi d'ailleurs).



Donc, disais-je, c'est la fin de 2009. La fin de l'anniversaire de la chute du mur (c'est bien ancré dans mon crâne maintenant). La fin de la mort de Farah, de Patriiiiiick, de Michael. Le début de la mort de Johnny - oho, comme je suis cruelle. Plus sérieusement, je n'ai vu passer ni mon anniversaire, ni Noël. C'était étrange cette année, Noël. Il y avait le marché, il y avait un peu de neige, les décorations et tout le bataclan et pourtant, ça m'a moins touchée que l'année passée. Il faut dire que nous étions 5 le 24. Ça change des grands repas d'antan où l'on mangeait à 12-13. Enfin, il faut que j'arrête de parler comme ça, on dirait une petite vieille qui se remémore encore le temps où les pantalons n'existaient pas et où à Noël, on avait une orange et on était content. Remarque, c'est vrai que l'on est pas mal matérialiste. Bien plus que nos parents. Et nos enfants le seront encore plus. Ah, monde cruel. Oh, mais j'allais oublier la question fatidique du Nouvel An ... Qui qu'a pris des bonnes résolutions hein ? Ça fait longtemps que j'ai abandonné l'idée parce que d'une part, je ne les respecte pas, et d'autre part, à quoi ça sert ? Si vous avez la réponse, je voudrais bien l'avoir. Si vous pensez comme moi, tapez 1. Si vous avez un autre avis, tapez 2 et justifiez. Quant à moi, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une très bonne année 2010. Buvez pas trop et n'oubliez pas, celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas aha.

mardi 29 décembre 2009

If the stars were mine.

Il faut un début à tout. Je n'ai jamais vraiment su comment commencer un blog. Me présenter ? Ou directement commencer à écrire un article que peu de personnes liront car il sera soit trop long, soit totalement inintéressant. Alors pour trouver un juste milieu, je dirai simplement que Blogspot est 10 000 fois plus motivant que Skyrock. Il est bien plus facile et plus agréable d'écrire. Pourquoi ? je ne saurais même pas répondre. Peut-être parce que Blogspot est plus original en ce sens où il est relativement peu connu. Peut-être aussi que le graphisme, bien plus joli, pousse plus les écrivaillons comme vous et moi (enfin, je dis vous ... je n'en sais rien) à publier les articles qu'ils souhaitent. Oui, parce que Blogspot est aussi plus familial. C'est tellement lourd de laisser un commentaire (il faut le dire) que l'on peut percevoir en ceux qui en laissent - les plus courageux - des lecteurs qui seront sûrement très assidus. Arrêtez-moi si je me trompe. Voilà pourquoi j'ai choisi Blogspot, bannissant Skyrock. Même si ce dernier nous offre de multiples possibilités quant au graphisme, il est 1) pas très engageant, 2) les pubs affluent et 3) on ne peut mettre qu'une misérable photo par article.

So here I am, enfin décidée à tenir un semblant de blog et pour de bon. J'ai toujours tout abandonné très vite à partir du moment où ça devenait trop difficile. Ces derniers temps, je n'arrivais même plus à finir un livre. Mais là, je me suis ressaisie, je me suis dis que dans la vie, il faut aller au bout des choses, parce qu'après tout, même si ce que je vais dire est bateau, nous n'avons qu'une seule et unique vie. Donc, disais-je, je me suis auto-motivée. Je n'écrirai peut-être pas tous les jours mais qu'importe ? Du moment que je fais quelque chose d'à peu près suivi, ça me va. En plus, il y a deux-trois jours, j'ai réussi à finir un livre, eh oui. Ça m'a poussé à en commencer un autre, dont je vous parlerai plus tard tellement il est extraordinaire. J'espère que tout ça va aussi me pousser à travailler ... Mais ne nous précipitons pas trop n'est-ce pas ? Il faut laisser du temps au temps (oui, oui, je dis surtout ça parce que ça m'arrange, et alors ? :)).